Alors qu’elles savourent leur récente nomination pour le prix du Meilleur Nouvel Artiste aux Grammy Awards 2026, les membres de KATSEYE ont décidé de transformer leur douleur en musique. Avec leur nouveau titre, “Internet Girl”, le groupe de filles basé à Los Angeles brise le silence sur l’envers du décor de la célébrité mondiale, s’attaquant de front au harcèlement et à la toxicité des réseaux sociaux.
Des menaces de mort et un harcèlement systémique
Cette sortie intervient après des révélations glaçantes de Lara Raj. La chanteuse de 20 ans, d’origine indienne tamoule, a courageusement témoigné de l’ampleur de la haine dont elle et ses partenaires sont la cible. Au-delà des critiques musicales classiques, les jeunes femmes font face à des menaces de mort massives et à un harcèlement raciste décomplexé.
Lara a notamment partagé un incident particulièrement alarmant : elle a fait l’objet de faux signalements auprès des services d’immigration américains (ICE), l’accusant calomnieusement de séjourner illégalement aux États-Unis. Face à cette déferlante, l’artiste a dû prendre des mesures radicales pour préserver sa santé mentale, notamment en se retirant de plateformes comme X (anciennement Twitter). « J’ai réalisé que je n’étais pas le public des opinions des autres », a-t-elle confié avec lucidité.
“Internet Girl” : Une réponse artistique à la haine
Le morceau “Internet Girl” ne se contente pas de dénoncer ; il illustre la résilience de ces six artistes issues de la Dream Academy. En explorant l’aspect négatif de l’exposition publique, KATSEYE réaffirme son identité polyvalente. Le groupe — composé de Sophia, Daniela, Manon, Megan, Yoonchae et Lara — utilise sa musique pour déconstruire les critiques et offrir un refuge à ses fans.
Un impact culturel global
Malgré la violence numérique, KATSEYE reste focalisé sur sa mission première : changer la musique pop. Venues des Philippines, de Corée du Sud, de Suisse et des États-Unis, les membres souhaitent que chaque projet reflète leur diversité culturelle et linguistique. « Nous voulons être la représentation que nous n’avons jamais eue », martèle Sophia.
Leur récent passage au Royaume-Uni, marqué par un concert à guichets fermés à Londres, a prouvé que leur lien avec le public est plus fort que les algorithmes de haine. Devant 800 fans conquis, les filles ont promis de revenir rapidement, portées par une énergie qu’elles refusent de laisser s’éteindre sous le poids du harcèlement.
