L’année 2026 a commencé par une découverte particulièrement éprouvante dans les Alpes-Maritimes. À Mougins, commune située à quelques kilomètres de Nice, une intervention menée le 3 janvier a permis de mettre au jour une situation de maltraitance animale d’une ampleur inquiétante. Alertée par des signalements, une association de protection animale a découvert, à l’intérieur d’une habitation, des dizaines d’animaux domestiques vivant dans des conditions qualifiées d’indignes.
Sur place, le constat a été brutal. Des chats, pour la plupart, mais aussi d’autres animaux, étaient entassés dans un logement insalubre, visiblement privés de soins et dans un état de grande détresse. Beaucoup présentaient des signes évidents de souffrance, de peur et de négligence avancée. Certains étaient blessés, affaiblis ou malades, tandis que plusieurs chatons, tout juste nés, n’ont pas survécu à ces conditions extrêmes.
L’association Les Papattes Villeneuvoises, basée à Villeneuve-Loubet, est intervenue aux côtés de la gendarmerie afin de sécuriser les lieux et de prendre en charge les animaux encore en vie. Les bénévoles ont immédiatement entrepris de les évacuer pour leur prodiguer les premiers soins. Pour certains, l’état de santé est jugé préoccupant et nécessite un suivi vétérinaire lourd, incluant traitements, hospitalisations et parfois des interventions d’urgence.
Les images décrites par les intervenants témoignent d’un véritable choc. Les animaux vivaient dans un environnement saturé, sans hygiène, sans nourriture adaptée et sans suivi médical. La promiscuité, le stress et les maladies ont favorisé une dégradation rapide de leur état général. Pour les bénévoles, habitués pourtant à des situations difficiles, cette intervention restera comme l’une des plus marquantes.
Face à l’ampleur des soins à apporter, l’association a lancé une cagnotte solidaire afin de financer les frais vétérinaires, l’alimentation, les traitements et la remise en état progressive des animaux. Elle appelle à la mobilisation du public pour pouvoir continuer à assurer leur prise en charge dans des conditions dignes. Chaque don, expliquent les responsables, permet de soulager concrètement la souffrance de ces animaux et d’augmenter leurs chances de survie.
Une enquête doit désormais déterminer les responsabilités liées à cette situation. Les autorités devront établir les circonstances exactes ayant conduit à cet entassement d’animaux et vérifier s’il s’agit d’un cas de négligence grave ou de maltraitance caractérisée. En attendant, la priorité reste le sauvetage et le rétablissement des chats rescapés.
Cette affaire rappelle une nouvelle fois l’importance de la vigilance collective et du rôle essentiel des associations de protection animale. Sans l’alerte et l’intervention rapide des bénévoles, de nombreux animaux n’auraient probablement pas survécu. Dans les Alpes-Maritimes comme ailleurs, ces structures jouent un rôle crucial pour pallier des situations souvent invisibles, mais aux conséquences dramatiques.
